Sommaire Islande
L'Islande en bref
Un peu d'histoire :
L'Islande a été découverte au 8ième siècle par des moines irlandais, puis a été colonisée à partir de l'année 870 par des vikings norvégiens. Ces colons ont rapidement fondé une république disposant de son propre parlement, l'Althing, et l'île est restée indépendante jusqu'en 1262.
A partir de 1262, l'Islande est passée successivement sous tutelle norvégienne et danoise et a vécu jusqu'à la fin du 18ième siècle une longue période d'isolement et de misère.
A partir du milieu du 19ième siècle, l'île a acquis progressivement son indépendance : elle est devenue en 1918 une province souveraine du royaume danois et en 1944 une république totalement indépendante.
La population :
L'Islande compte environ 300.000 habitants dont plus de la moitié résident dans l'agglomération de la capitale Reykjavik. La deuxième ville de l'île, Akureyri, compte moins de 20.000 habitants.
D'une superficie de 103.000 km2 (un cinquième environ de la France) l'Islande a donc, en dehors de sa capitale, une densité de population extrèmement faible.
Le visiteur est souvent surpris par le fait que la population Islandaise se distingue, notamment par sa diversité, du "type nordique" que l'on a l'habitude de rencontrer dans les pays scandinaves. Cette diversité s'explique par le fait que les premiers vikings qui ont colonisé l'Islande avaient emmené avec eux de nombreux esclaves celtes pris dans les îles britanniques.
L'économie :
L'économie Islandaise repose principalement sur l'industrie de la pêche qui assure les trois quarts des exportations. L'île ne dispose d'aucune matière première, mais bénéficie en revanche d'une ressource naturelle abondante et inépuisable, la géothermie, qui lui permet de se chauffer et de produire de l'électricité à un coût dérisoire. Les autres industries restent néanmoins très peu développées, du fait de la faible demande intérieure.
L'agriculture occupe une place importante dans l'économie. 1% seulement des terres est cultivé, mais plus de 20% sont constitués de pâturages. L'élevage est très développé et l'île compte pratiquement cinq fois plus de moutons que d'habitants. La culture en serres (chauffées et éclairées grace à l'énergie géothermique) permet également à L'Islande de produire des fruits (y compris des bananes !), des légumes et des fleurs.
Le secteur tertiaire, très important, représente à lui seul environ 50% de l'activité.
La société Islandaise :
Comme dans les autres pays scandinaves, les femmes sont très indépendantes et occupent une place importante dans la société islandaise (par exemple, Vigdis Finnbogadottir a été élue présidente de la république d'Islande en 1980). Les secteurs du social, de l'éducation et de la culture sont très développés. Peut être à cause des longues soirées d'hiver, les islandais sont de grands lecteurs : l'Islande détient les records mondiaux du nombre de livres lus ou écrits par habitant.
D'autres particularités sont à mettre à l'actif de la société islandaise : le taux de natalité le plus élevé d'Europe, l'une des plus grandes espérances de vie du monde, un chomage et une criminalité quasiment nuls, une pollution pratiquement inexistante, et l'un des niveaux de vie les plus élevés du monde.
Les Islandais travaillent énormément et ceux qui profitent des longuent journées d'été pour occuper plusieurs emplois à la fois ne sont pas rares. Nombreux sont aussi les islandais qui trouvent en plus le temps de contruire eux-même leur maison.
Les islandais, qui ont toutefois tendance à s'ennuyer sur leur île, ont un sérieux problème avec l'alcool, considéré comme un véritable fléau national par les autorités. Malgré des taxes exorbitantes et de sévères restrictions à la vente d'alcool, beaucoup d'islandais, bosseurs et sobres en semaine, ne dessoûlent pas du week-end.
Autre particularité islandaise, l'absence de noms de famille au sens où on l'entend dans les autres pays occidentaux. Si par exemple Eirik (le père) et Helga (la mère) ont un fils (prénommé Leif) et une fille (prénommée Vigdis), le nom de ces enfants sera Leif Eiriksson et Vigdis Helgadottir, ce qui signifie Leif fils d'Eirik (suffixe "son") et Vigdis fille d'Helga (suffixe "dottir"). Les femmes conservent leur nom après le mariage, ainsi, si Vigdis à son tour a une fille et la prénomme Ingrid, on appelera celle-ci Ingrid Vigdisdottir.
L'Islande n'a pas d'armée mais héberge depuis les années 50 une base aérienne américaine sur la péninsule de Keflavik. Dans la pratique, même si une grande majorité d'islandais sont opposés à cette présence militaire américaine, la location de la base contribue fortement à équilibrer la balance commerciale du pays.
La langue :
La langue islandaise est restée très proche du norvégien parlé par les premiers colons arrivés dans l'île au neuvième siècle. D'une part à cause de l'isolement de l'île, et d'autre part parce que cette langue a été très vite fixée par écrit dans les sagas du moyen âge, contrairement aux autres langues nordiques. Les islandais d'aujourd'hui ont donc très peu de difficultés à lire leurs sagas dans le texte original, et les scandinaves considèrent la langue islandaise comme une sorte de "latin" vivant.
L'alphabet islandais comporte 3 lettres de plus que le notre et de nombreux signes d'accentuation. L'islandais se révèle tout de suite absolument incompréhensible et imprononçable pour le touriste non scandinave. Heureusement, une majorité de la population parle couramment l'anglais (avec un fort accent auquel il faut s'habituer) ce qui permet de communiquer sans aucun problème.
Géographie et géologie :
L'Islande est située au milieu de l'atlantique nord, juste au dessous du cercle polaire arctique. Son existence est directement liée à la dorsale médio-atlantique qui divise l'océan de l'arctique à l'antartique. Cette île est en fait un massif volcanique qui émerge de l'océan depuis quelques millions d'années seulement et est traversé du sud-ouest au nord-est par le rift.
La superficie de l'Islande est de 103.000 km2, mais cette superficie augmente progressivement du fait de l'écartement continuel du rift et des terrains gagné par les alluvions sur la mer. Schématiquement, les parties ouest et est de l'île sont composées de plateaux basaltiques anciens (c'est là que l'on trouve des fjords), et la partie centrale (ou graben médian) est sillonée de failles et est le siège de l'activité volcanique récente.
Le centre du pays est constitué de vastes déserts lunaires parsemés de volcans ou de glaciers et traversés par de très nombreux torrents d'origine glaciaire. Les glaciers occupent plus de 10% de la superficie de l'île (le plus vaste, le Vatnajökull, est une calotte glaciaire de plus de 8.000 km2). Les côtes sud et le sud-ouest de l'Islande sont occupées par de vaste plaines alluviales.
La faune et la flore :
La flore de la toundra islandaise est relativement pauvre et pousse presque toujours au raz du sol. L'élément le plus surprenant pour le visiteur est la quasi absence d'arbres. Presque rien ne pousse dans les déserts du centre. Cela est dû principalement à la jeunesse du terrain volcanique et à l'érosion. En comparaison, la flore présente au pied des falaise à oiseaux (par exemple à Vik) paraît presque "tropicale". Les anciennes coulées de lave sont généralement couvertes par des mousses ou des lichens, éléments précurseurs de la végétation dont on dénombre des centaines d'espèces en Islande.
Depuis quelques décennies, les islandais font de gros efforts pour lutter contre l'érosion naturelle (et réparrer les dégats causés par les moutons) en réintroduisant petit à petit une couverture végétale dans des zones devenues désertiques.
La faune Islandaise se compose principalement de très nombreuses espèces d'oiseaux marins ou lacustres, nichant sur place ou migrateurs. On recense également quelques espèces de phoques et un seul mammifère terrestre sauvage, le renard polaire. A noter également les saumons et truites de mer très présents dans les rivières.
On peut aussi signaler le cheval islandais, une espèce élevée en assez grand nombre qu'on ne trouve que dans l'île, à mi-chemin entre le poney et le cheval, et qui est très appréciée pour les ballades.
Pourquoi aller en Islande :
L'Islande propose une nature sauvage et totalement dépaysante à quelques heures seulement de la France. L'île se prête particulièrement bien à la randonnée à pied, mais la nature islandaise peut également être découverte en 4x4, à cheval ou à skis de fond en automne.
Outre ses paysages magnifiques, l'Islande présente également des centres d'intérêt qui méritent à eux seuls la visite : son volcanisme et sa situation sur le rift qui en font pour les amateurs un véritable laboratoire de géophysique, de très nombreuses espèces d'oiseaux assez faciles à observer, et les plus grands glaciers d'Europe.
Le climat - Quand aller en Islande :
Malgré sa latitude (la même que celle du Groenland) l'Islande jouit d'un climat relativement tempéré grace au Gulf Stream qui longe ses côtes sud et ouest. Sa situation au centre de l'atlantique en fait une zone de conflits permanents entre masses d'air froides ou chaudes et la météo de l'île est à la fois imprévisible et très variable au même moment d'un endroit à l'autre.
Pendant les deux mois d'été (juin et juillet), le soleil se lève immédiatement après s'être couché et il ne fait jamais vraiment nuit. La température estivale moyenne varie entre 10 et 8° du sud au nord, avec quelques belles après-midi à plus de 20°. Il faut néanmoins se préparer à un temps souvent humide et qui varie très vite. S'il pleut au sud, il fait généralement beau au nord, et inversement. Les chûtes de neige ne sont pas exceptionnelles en été, notamment dans le centre et le nord. Dans les déserts du centre, et particulièrement sur les glaciers, les températures peuvent parfois atteindre des niveaux extrèmement bas, y compris en été. Les températures moyennes hivernales varient entre 0 et -5° du sud au nord.
La meilleure période pour les randonneurs va de mi-juin à mi-août. Outre le climat, cette période est celle où on est certain que toutes les pistes seront ouvertes et où toutes les lignes de bus vers le centre de l'île sont assurées.
Fin août et début septembre, les moyens de transport sont plus aléatoires. En revanche, début septembre (on a à ce moment là de véritables nuits) est une très bonne période pour les aurore boréales. J'ai terminé un de mes voyages en Islande par une semaine à Reykjavik début septembre et j'ai pû y voir des aurores boréales à deux reprises.
Comment y aller - Comment s'y déplacer :
Il y a deux moyens pour se rendre en Islande : soit l'avion (compagnie Icelandair), soit le bateau. Le ferry, depuis le Danemark ou la Norvège, est bien entendu beaucoup plus long, mais présente deux intérêts : il fait escale aux îles Féroé et permet à ceux qui en ont un d'emmener leur véhicule 4x4.
Pour se déplacer sur place, en dehors des randonnées à pied, deux possibilités : le bus ou la voiture. Concernant la voiture, il est important de noter les points suivants : en dehors des agglomérations, des routes conduisant à quelques sites touristiques (Þingvellir et Geysir/Gullfoss) et de la route N°1 qui fait le tour de l'île, le reste du réseau est constitué de pistes qui nécessitent impérativement un véhicule 4x4 "préparé" (je veux dire par là capable notamment de franchir des gués pouvant aller jusqu'à 1m50 de profondeur). A moins de vouloir le transformer en épave, il n'y a aucune raison d'emmener son véhicule conventionnel en Islande. D'un autre côté, la location sur place d'un 4x4 n'est possible qu'à des tarifs prohibitifs (et nécessite de toute façon une habitude de la conduite sur des terrains difficiles, voire dangereux, si on veut se rendre dans le centre de l'île).
Pour le randonneur, le meilleur moyen pour se déplacer d'un point à un autre est d'utiliser les lignes de bus régulières. Celles-ci sont assez bon marché (se renseigner notamment sur place sur les systèmes de "pass" permettant de faire le tour de l'île) et présentent également d'autres avantages : pendant la période estivale, ces lignes, dotées de bus tout-terrains, permettent d'aller quasiment partout, y compris sur les pistes qui traversent le centre de l'île. D'autre part, leur utilisation est assez souple. On peut par exemple se faire déposer n'importe où entre deux étapes, continuer à pied, et se faire reprendre plus loin par un autre bus au milieu du désert. Le chauffeur calcule alors le tarif au prorata de la distance parcourue. Une fois connu l'itinéraire des bus (pas compliqué vu le faible nombre de pistes qui traversent l'Islande), il suffit d'attendre le passage du bus au bord de la piste (NB : fréquence variable, de 2 par jour à 1 tous les 2 jours selon la ligne et la période).
Hébergement :
Même si elles tendent à se développer, les capacités d'hébergement pour les visiteurs sont très réduites en dehors des principales agglomérations et pratiquement inexistantes dès qu'on s'éloigne de la côte. D'autre part, les prix des hotels, auberges et B&B sont prohibitifs.
La seule solution accessible reste le camping. De nombreux campings existent dans les villes ou près des principaux sites touristiques. Quelques refuges existent également (par exemple dans le Landmannalaugar) mais il ne faut pas compter dessus, ceux-ci étant généralement réservés à l'avance par des tour-operators et complets.
Dans la pratique, le camping sauvage est la seule (et la meilleure) solution pour les randonneurs, surtout pour découvrir l'intérieur du pays. Le camping sauvage est possible pratiquement partout (sauf bien sûr sur les sites protégés). A proximité de villages ou de fermes, il faudra demander l'autorisation aux habitants (il est probable que l'on se trouve sur des pâturages appartenant à quelqu'un), et l'autorisation sera toujours accordée. Même pour de longues randonnées dans le désert, il n'est jamais nécessaire d'emporter de grandes quantités d'eau, compte tenu du très grand nombre de torrents glaciaires que l'on va rencontrer.
Tous les visiteurs sont surpris par le côté sommaire, voire inexistant dans pas mal de cas, des installations sanitaires des campings islandais. En fait, il faut savoir que toutes les villes ou villages possèdent leur piscine (le plus souvent découverte), chauffée avec les sources géothermiques, où les islandais passent beaucoup de temps, été comme hiver. Il y a toujours une piscine à proximité des campings municipaux. Moyennant un prix d'entrée modique, on peut alors profiter des installations sanitaires, et bien entendu profiter ensuite de la piscine et de ses différents bassins (plus ou moins chauds, avec ou sans bulles, etc ...). NB : faire attention à ne pas se jetter dans le premier bassin venu, mais suivre un certain ordre pour ne pas s'ébouillanter !
Budget - Argent :
Le coût de la vie en Islande est le principal problème pour les visiteurs. Parmi les chose les plus inabordables : l'hébergement, les restaurants, la nourriture importée et les locations de voiture.
Sont en revanche abordables : les transports en bus, les produits de la mer et les produits laitiers. Avec un petit budget, on ne s'en sortira donc qu'en faisant du camping, en se déplaçant à pied ou en bus, et en préparant soi même ses repas (régime à base de poisson inévitable).
Préparation du voyage :
Pour les formalités d'entrée en Islande des ressortissants français, consulter la rubrique conseils aux voyageurs du site du ministère français des affaires étrangères.

Pour plus d'informations sur les structures touristiques, consulter les liens mentionnés dans la page d'accueil Islande du présent site. D'autre part, beaucoup de renseignements, brochures, etc ... pourront être obtenus dans les agences de la compagnie Icelandair.

D'un point de vue sanitaire, l'Islande de pose absolument aucun problème : pas de maladies "exotiques", aucun reptile ou insecte piqueur (les moustiques islandais ne piquent pas !), eau potable partout (éviter cependant de prendre de l'eau dans les zones fréquentées par les moutons).
Pour les randonneurs, l'équipement habituel suffit, mais noter que l'humidité est importante et que la pluie (rarement violente) peut néanmoins durer des heures, voire des jours. Il faut donc prévoir impérativement : vêtements imperméables et à séchage rapide, tente résistant très bien à la pluie et au vent, sac de couchage et tapis de sol résistant à l'humidité, sac à doc imperméable ou couvre sac imperméable.
Se préparer aussi bien à des températures de 25°C qu'à des températures légèrement inférieures à 0°C. Prévoir un sac de couchage du type : température confort 5 ou 6°C / température extrème -4°C. Chaussures de randonnées solides (terrain pierreux souvent difficile du type champ de lave) et imperméables (type gore-tex) indispensables. Se préparer également à des franchissements de gués très nombreux.
Ne pas oublier son maillot de bain (piscines et sources chaudes) ni, pour les personnes sensibles au soleil, de la crème solaire (le soleil ne tape pas très fort à cette latitude, mais il peut briller certains jours plus de 20h d'affilée).
Pour ceux qui viennent avec leur 4x4, en profiter pour emporter le maximum de nouriture, notamment les produits de randonnée introuvables ou hors de prix sur place : barres de céréales, fruits secs, plats lyophilisés, ...
Des cartes détaillées sont indispensables pour s'orienter lors des randonnées dans le centre du pays (les pistes sont assez mal balisées, souvent brouillées par les traces de ceux qui font du hors piste, et se confondent parfois avec le lit des torrents). On ne peut se procurer de bonnes cartes bon marché que sur place : les meilleures sont celles de l'institut géodésique islandais, disponibles notamment dans la plupart des stations services.
Enfin, pour l'observation des oiseaux, ne pas oublier d'emporter une paire de jumelles.